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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /Fév /2008 21:00
Dans le précédent article, nous avions laissé les Rolling Stones avec un Brain Jones mort, un nouveau guitariste (Mick Taylor) et aussi un album qui se vend très bien, "Let It Bleed". Ce ne sont pas les seuls changements pour le groupe. Alors que Decca et London Records avaient depuis le début assuré la distribution des albums des Stones, respectivement en Angleterre et aux Etats-Unis, le groupe ne renouvelle pas son contrat. Il faut dire que Decca n'avait pas toujours été très réglo avec son groupe le plus vendeur. En 1970 est fondé le label "Rolling Stone Records", qui comme son nom l'indique, n'a vocation à distribuer que les Stones. Au contraire, Apple Records, le label des Beatles, essayait de signer des artistes extérieurs.
Les Beatles justement, annoncent leur séparation le 10 Avril 1970. L'éternelle dualité Stones/beatles n'a donc plus lieu d'être. C'est donc à tous points de vue une ère nouvelle pour les Stones.

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1971StickyFingers.jpg 1971 - Sticky Fingers
Alors bien sûr cet album, on vous en a rabâché les oreilles. Et bien c'est tout à fait justifié. On peut dire sans trop de mal que les Stones ont atteint leur sommet avec cet album qui marque leur entrée dans les années 70. Sommet musical, puisque la formule stonienne est ici poussée à son maximum et à son meilleur. Sommet dans l'art de la provoc' aussi... Quand on pense que le titre "Let's Spend The Night Together" avait choqué seulement quatre ans auparavant, difficile de croire que les paroles du célébrissime "Brown Sugar" aient pu être seulement envisagées. Incroyablement raciste et misogyne, le texte de ce morceau me rend presque honteux d'apprécier la chanson. Difficile pourtant de faire autrement. Les textes ne brillent pas tant par leur qualité que par l'attitude de Jagger qui les chante. Toutes les chansons sans exception mentionnent une drogue ou une autre, avec une mention spéciale pour "Dead Flowers", et son refrain superbement cynique. Je pourrais noircir encore quelques pages pour vous dire combien cet album est époustouflant, mais je vais me contenter d'un seul mot: INDISPENSABLE.

1972ExileOnMainSTreet.jpg 1972 - Exile On Main Street
Si vous achetez la musique au poids, prenez donc celui-là. Il s'agit en effet du double album des Stones (même si aujourd'hui tout tient sur un CD). Et en plus il n'y a rien à jeter ou presque. Mais bon ce format n'est quand même pas très adapté aux Stones, le tout est un peu trop long pour être apprécié pleinement. Et les accros aux singles vont être un peu déçu puisqu'il n'y a pas vraiment de hits sur celui-là. En revanche la musique ratisse plus large que sur le précédent, avec des tentatives country comme "Sweet Virginia". C'est cet album qui achève la consécration des Stones, après lui tous les albums du groupe seront assurés de décrocher le platine. Ce qui signifie pour eux un certain confort, mais le confort se marie mal avec le rock 'n' roll. Je ne suis pas d'un naturel chauvin, mais je me permets de faire remarquer que cet album a été enregistré en France, pour des raisons certes peu glorieuses. Comme l'indique le titre, il s'agissait d'un exil fiscal sur la côte d'Azur. Je recommande au passage l'excellente vidéo tournée à cette époque ("Gimme Shelter") qui suit les Stones dans leur quotidien.

1973GoatHeadSOup.jpg 1973 - Goats Head Soup
Quand on vous disait que "Exile" marquait le début de la fin... Après une série de chefs d'oeuvre il fallait bien une daube. C'est chose faîte avec Goats Head Soup (qu'on ne voit pas souvent dans les bacs des disquaires). Ce sera quand même l'album préféré de votre petite soeur. Il compte en effet un nombre incroyable de ballades, dont la célébrissime "Angie". Une amie prénommée Angie m'avait confié que ses parents n'étaient pas fans des Stones mais adoraient cette chanson. Voilà qui résume bien: cet album n'est pas vraiment destiné aux fans du groupe.

1974ItsOnlyRockNRoll.jpg 1974 - It's Only Rock 'n' Roll
Comme le suggère le titre, cet album est un retour à des valeurs plus sûres. Du pur Rock 'n' Roll, mais un son quand même plus moderne. A bien y regarder, cet album est même plutôt innovant, avec des éléments funk sur "If You Can't Rock Me" et "Fingerprint File", ou un long solo façon Santana sur "Time Waits For No One". Ce n'est certainement pas ce que le groupe fait de mieux, mais ils ont le mérite d'essayer de se varier un peu.

1976BlackAndBlue.jpg 1976 - Black And Blue
Mick Taylor a brusquement décidé de quitter le groupe. En plus d'être végétarien et non-fumeur, il commencait à trouver un peu lourd de n'être jamais crédité comme compositeur. Il espérait faire une carrière solo à la Clapton. Mais avec le nouveau guitariste Ron Wood, le groupe continu d'explorer d'autres territoires musicaux, dans la veine du précédent album. Dans cette optique, le très bon (le funk "Hot Stuff" ou "Melody un superbe blues façon Chicago) contoie le ridicule: "Cherry Oh Bay", une pitoyable approximation de reggae. Malgré ce faux pas il s'agit d'un très bon album.

1978SomeGirls.jpg 1978 - Some Girls
Il s'agit de l'album le plus vendu des Stones (au sens propre!), et la raison de ces ventes, c'est le single qui ouvre l'album, le célèbre "Miss You". Un single franchement disco, matraqué par les radios et MTV. Dit de cette façon ça ne donne pas très envie. C'est pourtant un excellent titre. Je n'oserais pas l'admettre en public, mais c'est peut-être bien mon morceau préféré du groupe. Un son varié (harmonica, saxophone), une ambiance torride... Et puis cette incursion disco était d'une certaine façon courageuse. D'autant que l'album ne s'arrête pas là. Country, rock 'n' roll, tout est passé en revue. Malgré tout la sauce ne prends pas vraiment... Le jeu de batterie de Charlie me semble un peu plat par exemple... Mais disons qu'après avoir écouté toute leur discographie pour les besoins de l'article, je ne suis plus très objectif!
Par Simon - Publié dans : FYI - Communauté : Le Monde du Rock
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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 01:18
"Amen, Brother", un funk instrumental, reprise d'un vieux classique gospel par "The Winstons". Paru en 1969 comme la face B du 45-tours "Color Me Father"", il est aujourd'hui le morceau de batterie le plus célèbre du monde. Et pourtant vous ne l'avez peut-être jamais entendu. Il faut dire qu'on en a retenu moins de six secondes. A 1:26 le batteur Gregory Sylvester "G.C." Coleman entame un break de 5,2 secondes, quatre mesures d'anthologie. Sa régularité de métronome et la production très compressée, (sans parler du groove irrésistible) lui vaudront d'être le passage le plus... samplé de la musique moderne. On peut désormais entendre l'amen break dans un nombre incalculable de morceaux de hip-hop, de Drum 'n' Bass, ou même en fond sonore de pubs radio ou télé!


NB : dans le morceau ci-dessus, le break en question est ralenti, ce n'est pas la version originale mais une version spécialement éditée pour les DJs en 1986. C'est malheureusement la seule version complète du morceau que j'ai trouvé.

Son apparition la plus célèbre est sans doute sur le morceau "Straight Outta Compton" de N.W.A. (le groupe qui comptait entre autres Dr. Dre, Eazy-E et Ice Cube). Paru en 1988 ce morceau utilise la première mesure du break, dans une version "propre" et à la vitesse d'origine.


En 1990, Mantronix utilise lui aussi le break dans une version légèrement ralentie et salie. Elle est surtout "chopped" c'est à dire découpée informatiquement en morceaux, ce qui permet de reprendre le beat à n'importe quel moment dans la mesure pour donner cet effet saccadé typique. Ce morceau justement intitulé "King Of The Beats" ouvre la porte à l'utilisation qui sera faîte de l' "amen break" durant les années 90 dans l'electro. De fait c'est ce beat qui est quasiment à lui seul à l'origine de la Jungle et du Drum 'n' Bass.



Ce "recyclage" qui est l'origine du rap et d'une partie de l'electro est absolument passionnant. C'est une façon géniale de redonner une deuxième vie à des morceaux oubliés. C'est toujours assez jubilatoire de faire le lien entre un sample de rap et le morceau de funk dont il est issu. Pourtant le système a de graves limites : bien que l'amen break ait été samplé des milliers de fois (souvent samplé depuis un sample), ni le propriétaire des droits Richard L. Spencer, ni le batteur G.C. Coleman n'ont touché un cent sur ces samples. Il faudra se contenter de la célébrité et de la satisfaction de savoir que son groove a fait dancer la planète entière. Certaines sociétés ont même poussé le bouchant très loin en proposant des kits de samples, dont l'amen break, en imposant un copyright sur ce sample!

Je finis avec un exemple d'usage extrême de l'amen break par Squarepusher en 1997, intitulé "Vic Acid". Notez que le break a été découpé ("chopped") tout comme sur "King Of The Beats" mais avec une meilleure qualité et un usage plus poussé. Avec les sons individuels (hihat fermée et ouverte, caisse claire, grosse caisse) des rythmes tout à fait nouveaux sont créés. Le concept est poussé dans ses limites, tout comme le tempo.

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Par Simon - Publié dans : FYI - Communauté : Le Monde du Rock
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 04:29
Décidement la vie n'est pas très palpitante quand on s'appelle Mike Patton. Après avoir connu le succès avec Faith No More tout en continuant à satisfaire les amateurs les plus snobs avec Mr. Bungle, on peut trouver la vie assez chiante une fois ces deux groupes séparés. Alors pour passer le temps on reforme un groupe ou deux : Fantômas en 1998, Tomahawk en 2001, Peeping Tom en 2006. Les uns à la suite des autres, mais pas les uns après les autres : Patton accumule les projets comme d'autres les chaussettes sales. Comme 24 heures par jour ça fait beaucoup, Patton va aussi aider ses potes. Il enregistre une floppée d'album avec John Zorn en particulier mais aussi un avec The Dillinger Escape Plan, un avec The X-Ecutioners et encore d'autres noms qui m'échappent ou me sont inconnus. Je vous passe la liste de ses apparitions ponctuelles comme guest sur divers albums, parce qu'on est pas sur Wikipédia ici. Il prête aussi sa voix à quelques jeux vidéos et films, à titre de passe-temps. Je ne sais pas où il trouve le temps de tout enregistrer, vu que moi je ne trouverais sans doute jamais le temps de tout écouter.

J'imagine que ses parents lui ont dit que musicien n'était pas un vrai métier. Alors il a décidé de fonder un label. C'est visiblement plus classe sur les cartes de visite. Ou alors il ne trouvait pas de maison de disque qui accepte de publier des disques à la même fréquence qu'il les enregistre. En 1999 il fonde donc Ipecac Recordings. Le label tient son nom d'un prétendu médicament, une plante au pouvoir vomitif extrêmement puissant. D'où le slogan "Making People Sick Since 1999". Contrairement à la plupart des labels indépendants et à toutes les majors, Ipecac ne signe que des contrats pour un album, par opposition aux contrats classiques qui obligent les artistes à sortir un certain nombre d'albums sur le label. Ce qui, bizzarement, n'empêche pas les artistes d'y rester.

Le catalogue est très varié, et pourtant il l'est à peine autant que la discographie de Patton. On y trouve bien sûr tous les nouveaux albums des groupes de Patton, ou encore quelques groupes alternatifs (les Melvins, les dernières Desert Sessions, Isis ou Mondo Generator). Dans un genre un peu moins attendu, écoutez aussi l'excellent groupe de hip-hop Dälek, ou bien Dub Trio, qui fait du dub (étonnant non?) en y incorporant des éléments assez metal. Le plus étonnant dans tout ça, c'est finalement la présence de Northern State, et sa dance music pour le moins optimiste et radiophonique (oserais-je dire chiante?). Difficile de tout aimer sur ce label, tant la production est variée. En tous cas cela montre un souci d'ouverture très louable, et la qualité musicale est souvent au rendez-vous.

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Par Simon - Publié dans : FYI - Communauté : Le Monde du Rock
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 22:52
Presque 46 années se sont écoulées depuis la formation des Rolling Stones. 46 années durant lesquelles le groupe ne s'est jamais arrêté de jouer, en connaissant finalement peu de changements de line-ups. 46 années, dont 30 de trop, peut on ajouter sans trop de mauvaise foi. En effet si le groupe a quand même produit de 1964 à 1978 des albums d'une grande qualité, il s'est largement rattrapé depuis en nous offrant un spectacle qui nous montre que les Beatles ont bien fait de se séparer. Mais ne médisons pas trop sur leurs erreurs, contentons-nous de profiter de leurs chefs-d'oeuvre. Dans cette optique j'essayerais de résumer cette discographie à la fois pléthorique et compliquée, puisque jusqu'en 1967 les albums sortis en Angleterre et aux Etats-Unis seront assez différents. Il est notamment de tradition au Royaume-Uni que le single n'apparaisse pas sur l'album ce qui peut s'avérer frustrant (pas de "Paint It Black" sur la version anglaise d'Aftermath, ni de "Satisfaction" sur Out Of Our Heads).

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undefined 1964 - The Rolling Stones
Ce premier album a étonnament bien vieilli. On y découvre déjà la recette des Stones : un groupe de jeunes blancs essayant d'imiter les musiques noires. Sur les 12 titres, seuls deux sont des compositions originales, dont l'un écrit par Mick et Keith (déjà!). C'est sans doute le titre le plus faible de l'album, à tel point qu'il sera raccourci sur la version US: "Tell Me (You're Coming Back)" est en effet une ballade folk mâtinée de R&B mais finalement très... anglaise. Déjà le groupe n'hésite pas à choquer avec une reprise de Willie Dixon au titre évoquateur : "I Just Want To Make Love To You". L'album paraît un mois plus tard aux Etats-Unis sous le titre England Newest Hit Makers avec des changements mineurs au niveau de la tracklist.

undefined 1964 - 12 X 5
Le groupe anglais commence déjà à essayer de faire croire à la planète entière qu'ils sont américains. Malgré la première place du précédent LP dans les charts de leur pays natal, c'est aux Etats-Unis uniquement que sort cet album à l'origine prévu comme un EP nommé 5 X 5 (signifiant 5 chansons par 5 musiciens) et finalement étendu à... 12 titres évidemment. Le propos s'intensifie, dès le premier titre, le son s'électrifie et la production s'étoffe. Mais la recette est toujours la même. Il s'agit toujours d'une majorité de reprises de standards, même si on compte plus de titres composés par le groupe (qui signera pendant longtemps ces morceaux sous le pseudonyme "Nanker Phelge") ou par le duo Jagger/Richards. On trouve parmi ces chansons originales des morceaux intéressants comme l'instrumental "2120 South Michigan Avenue". L'album contient aussi une floppée de titres destinés à s'imposer au bal de fin d'année de tous les lycées d'Amérique ("Time Is On My Side", "Under The Boardwalk", "Congratulations"...).


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1965 - The Rolling Stone n°2
Ne vous laissez pas tromper : même si la photographie de la pochette est la même que celle de 12 X 5, il s'agit d'un album tout à fait différent, paru en Angleterre. Il paraîtra aux Etats Unis 6 mois plus tard avec une pochette forcément différente et une tracklist qui remplace quand même 5 titres sur 12. Cet album américain a pour titre The Rolling Stones, Now! Vous suivez? La version américaine est souvent considérée comme un excellent témoignage des Stones à leurs débuts.

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1965 - Out Of Our Head
La version américaine de cet album reprend (une troisième fois!) la photo de 12 X 5 comme pochette, et présente les Stones comme des vrais hitmakers. Un concentré d'efficacité constitué en grande majorité de riffs imparables et mémorisables instantanément. L'album alterne sans répit les tubes énergiques comme "The Last Time" et des ballades tout aussi géniales (surtout "Play With Fire"). Le carton mondial de cet album c'est bien sûr l'énorme "(I Can't Get No) Satisfaction", un riff de trois notes qui fait partie à jamais de l'inconscient collectif humain. Le groupe se met même en scène (au propre comme au figuré) avec un live, "I'm All Right", dont le seul intérêt réside dans les cris du public. La version anglaise quand à elle ne contient aucun des titres que je viens de citer, ce qui diminue grandement son efficacité, quoique les morceaux de remplacement soient aussi très énergiques.

1965DecemberChildren.jpg 1965 - December's Children (And Everybody's)
A force de sortir des albums différents des deux côtés de l'Atlantique, London Records (qui est la maison américaine des Stones, comme son nom ne l'indique pas) a assez de matériel pour publier un album composé en grande majorité de titres inédits aux USA, mais déjà parus sur les albums anglais. Même la pochette est recyclée. Quelques titres inédits pour les collectionneurs fanatiques.

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1966 - Aftermath
Bien que tous les titres soient signés par Richards et Jagger, l'influence de Brian Jones est essentielle à cet album. Il apporte au son une grande variété en jouant plusieurs instruments (orgue, piano, sitar, clavecin, harmonica, marimbas...). C'est aussi un peu sur cet album que Jones commence à abandonner les guitares à Keith Richards. Encore une fois, deux version différentes, avec des pochettes différentes elles aussi. On considère que la version anglaise est la plus recommandable, puisque la version US se contente d'enlever 4 titres et d'en rajouter un. Pourtant seule la version US contient le célébrissime "Paint It Black". Un morceau très peu représentatif du groupe, soit dit en passant. Avec ce sitar, le groupe essaye (avec succès) de coller à l'époque, au psychédélisme ambiant. Même chose pour la délicate pièce "Lady Jane" et son clavecin. C'est pourtant plus avec "Stupid Girl" et le très sexy "Under My Thumb" qu'on retrouve les Stones dans leur élément : riffs implacables et paroles misogynes au possible. La version anglaise propose "Mother's Little Helper", avec un sens de la mélodie assez inhabituel: le groupe lorgne visiblement du côté des Fabs, en y ajoutant bien sûr une petite touche de noirceur stonienne qui en fait un excellent morceau.
Sans aucun doute l'album le plus varié du groupe, mais aussi le moins représentatif. Un indispensable du groupe.

1967BetweenTheButtons.jpg 1967 - Between The Buttons
Trève de plaisanteries, après s'être autorisé quelques expérimentations, le groupe revient à des choses plus terre-à-terre c'est à dire plus commerciales. Between The Buttons est donc une collection de titres pops pas forcément tous indispensables. Jagger lui-même a finalement décrié l'album au fil des années. On peut toutefois apprécier cette petite touche de fraicheur inhabituelle, inspirée surtout par les Kinks et les Beach Boys, plus que par les Beatles. Prenez une gentille ballade ("She Smiled Sweetly") et un single à scandale (eh oui à l'époque un titre comme "Let's Spend The Night Togeher" ça choquait!) et vous avez a priori un album destiné aux charts. Il se placera pourtant moins haut que le précédent. Encore une fois deux morceaux diffèrent sur les versions US et UK.

1967USFlowers.jpg 1967 - Flowers
Deux ans après l'album December's Chidren, London Record réitère le coup de la compilation de morceaux inédits seulement aux Etats-Unis. Seule l'immonde pochette est originale.

1967TheirSatanicMajestiesRequest.jpg 1967 - Their Satanic Majesties Request
La tentative psychédélique du groupe. Pour la première fois un album des Stones paraît en une même version des deux côtés de l'Atlantique, ce qui nous évite une migraine. Toutefois la migraine vient d'ailleurs. L'immonde pochette nous le fait préssentir, et la première piste nous le confirme: l'efficacité stonienne s'accorde mal avec les expérimentations psychédéliques. Peut-être qu'on aurait pût apprécier quelques éléments de cet album si un autre groupe l'avait sorti, mais venant des 5 voyous anglais, ça fait tâche. Pour autant mérite-t-il autant de dédain de la part des critiques? Franchement... oui. Le groupe convoque carrément un orchestre (qui a dit "Sgt Pepper"?) sauf qu'en l'occurence l'effet rendu est plutôt mauvais. Ce n'est rien de dire que les Stones chassent sur les terres des Beatles, il suffit pour s'en persuader d'écouter "She's a Rainbow". D'ailleurs ils ne s'en cachent pas: les visages des Beatles sont cachées sur la pochette, tandis que McCartney et Lennon sont invités à poser quelques backing-vocals. "In Another Land" fait quand à lui beaucoup penser au Pink Floyd de Syd Barrett. Bref ça pourrait être un bon album, sauf que tout ce qu'il contient n'est qu'une pâle copie des succès de la scène psyché.

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1968 - Beggars Banquet
Retour à des bases plus saines avec Beggars Banquet, qui s'ouvre sur "Sympathy For The Devil" et ses percussions tribales. C'est sur cet album qu'on trouve les dernières participations de Brian Jones. Le groupe tourne à cette époque la vidéo de "Rock and Roll Circus" où on peut les voir interpréter plusieurs titres de cet album. On peut également y apercevoir un Brian Jones qui semble déjà ne plus faire vraiment partie du groupe. La musique y est finalement un retour aux sources, les expérimentations qu'on trouvait depuis Aftermath sont abandonnées. Des classiques comme "Sympathy For The Devil" et "Street Fighting Man", ou encore la dispensable ballade hippie "Salt Of The Earth" y figurent. Cela permettra des ventes honorables, et au final un statut de classique de la discographie stonienne. La pochette originale est refusée par la maison de disque, et est remplacée par une autre largement influencée par le White Album des Beatles, avant que l'originale revienne bien plus tard.

1969LetItBleed.jpg 1969 - Let It Bleed
Pour Brian Jones, il s'agit du dernier album avec les Stones. De fait, il n'est plus vraiment avec le groupe. Sa seule participation audible est sur "You Got The Silver" même s'il est aussi crédité sur "Midnight Rambler". Ca n'empêche pas le groupe de prendre un vrai tournant dans le son, qui a bénéficié d'une production conséquente, à l'image de la chorale sur le final "You Can't Always Get What You Want", ou des superbes backing-vocals de la chanteuse Merry Clayton sur "Gimme Shelter". Cette débauche de moyens préfigure les défauts qu'on leur connait aujourd'hui. Mais à l'époque ça reste intéressant, notamment parce qu'on trouve aussi des morceaux bien plus modestes comme "Country Honk", reprise country de "Honky Tonk Women". Les chansons alternent donc entre le blues rugueux des débuts et des hits au son plus produit, comme le très sexy "Gimme Shelter" ou "Monkey Man" et son irrésistible intro james-bondesque. Un album de transition, un pilier de la carrière du groupe.

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En Juin 1969, les Stones préparent une nouvelle tournée aux Etats-Unis. Toutefois la récente inculpation de Brain Jones pour possession de marijuana l'empêchera d'obtenir un visa. Jagger, Richards et Watts annoncent alors au guitariste qu'il ne fait plus partie du groupe qu'il a formé. Brian déclare au public qu'il a décidé de partir volontairement. Il sera remplacé par Mick Taylor.
Brian Jones forme des plans pour un nouveau groupe, mais deux mois plus tard, son corps est retrouvé dans la piscine de sa villa, mort à 27 ans. Ni Jagger ni Richards n'assisteront à l'enterrement. Les années 60, les années Brian Jones, sont définitivement terminées pour les Stones.

Un prochain article viendra très prochainement commenter la suite de la discographie des Rolling Stones, de "Sticky Fingers" à "Some Girls"...
Par Simon - Publié dans : FYI - Communauté : Le Monde du Rock
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 16:53
C'est cet album qui a tout déclenché, sous sa magnifique pochette. Le groupe alternatif ultime venait de signer sur une major*, ce qui allait bouleverser sa carrière. Je ne parle pas ici de Nevermind (pas encore) mais de l'abum "Goo" de Sonic Youth. C'était en 1990 et Nirvana n'était pas encore le "groupe alternatif ultime". Nirvana était un groupe d'adolescent qui venaient d'enregistrer un album obscur ; selon la légende bien connue les sessions d'enregistrement n'auraient coûté que $606.17 que le pauvre guitariste n'aurait même pas eût les moyens de payer s'il n'avait pas racketté un de ses amis en lui promettant d'apparaître crédité comme guitariste sur la pochette. Raconté comme ça, on ne croirait pas que cet album sera certifié platine six ans plus tard, ce qui sera pourtant le cas. Et tout ça grâce à (à cause de?) Sonic Youth et de "Goo". Les new-yorkais viennent en effet de signer chez Geffen, ce qui est quand même un peu étonnant de la part des chefs de file du mouvement "indie". D'ailleurs le groupe entretient encore aujourd'hui cette dualité en sortant des disques assez mainstream chez DGC (David Geffen Company) tout en enregistrant régulièrement des albums plus expérimentaux sur leur label SYR (Sonic Youth Records).

Mais pour l'heure, le groupe ne se contente pas de signer chez Geffen, ils encouragent à faire de même leurs amis de Seattle, le trio de bouseux qui sera bientôt connu du monde entier sous le nom de Nirvana. Pour une raison que j'ai encore peine à comprendre, les commerciaux de Geffen flairent le gros coup commercial. Pourtant quand on écoute le premier album, "Bleach"... ce n'est pas "Negative Creep" qui va vous permettre de décrocher un contrat avec un type désireux de vendre de la musique. Peut-être que c'est "About A Girl" qui leur a mis la puce à l'oreille, en tous cas ça prouve que ces gars savent parfois être un peu plus malins que moi. Toujours est-il que le groupe et signé et qu'on lui alloue un budget conséquent pour enregistrer un album. Les titres les plus célèbres existent déjà en démo (probablement les enregistrements les plus inaudibles qu'il m'ait jamais été donné d'entendre) mais l'enregistrement sera un peu plus difficile. Malgré le montant du cachet, l'ami Kurt pense en effet qu'il peut continuer à appliquer les méthodes d'enregistrements qui ont fait son succès jusqu'ici. A savoir : la première prise est toujours la bonne. C'était aussi le crédo du cinéaste Ed Wood dans les 50's, et quand on voit ses films on se dit que Nevermind aurait bien pût être une chouette parodie de punk. Heureusement les ingénieurs et le producteur Butch Vig s'acharnent encore et encore pour soutirer à Kurt ces morceaux depuis mythiques. Il en résulte une production énergique certes mais aussi très propre. Voire après une grand nombre d'écoute, un peu fade, surtout si on la compare avec le magnifique travail que fera plus tard Steve Albini sur "In Utero".

Cette production s'avère parfaite pour toucher les masses. Elle parvient à transformer "Smells Like Teen Spirit", qui était destinée à dénoncer une génération avachie, en hit mondial et en hymne pour cette génération. Là on peut imaginer que l'auteur de la dîte chanson puisse se poser quelques questions concernant le choix qu'il vient de faire en signant chez une major. D'ailleurs quand on observe les versions live de cette chanson on finit par décéler une certaine lassitude, voire une grande haine de Cobain à l'égard de "Teen Spirit" ; pour vous en rendre compte, rien de tel que la version de ce morceau jouée sur le plateau de Top Of The Pops. Observez le décalage énorme entre l'attitude du public et celle du groupe, tout est dit.


Bref Nevermind annonce déjà tout ce que l'on craignait. Le message du groupe est dénaturé, sa musique affadie (ce qui ne l'emêche pas d'être excellente, certes). Et comme si ça ne suffisait pas l'album se vend très bien. Trop bien. En fait il est aujourd'hui 10 fois platine!!! Et toutes les maisons de disque se précipitent sur cette nouvelle poule aux oeufs d'or en signant tout ce qui ressemble de près ou de loin à un groupe grunge. Si on peut trouver une connexion entre le groupe à signer et Kurt, c'est encore mieux. Jello Biafra (chanteur des Dead Kennedys) a une théorie intéressante à ce sujet: les maisons de disques auraient choisi de signer tous ces groupes blancs pour éviter que la jeunesse middle-class n'aille trouver sa vérité dans les paroles des gangsta rappers et découvrent une autre réalité que celle leur suburbs. C'est vrai que le rock shoegazer de cet époque risque moins de poser des problèmes politiques. La théorie peut sembler un peu exagérée mais rappelez vous : 1992 est aussi l'année des émeutes de Watts.

Tous les groupes font donc leur "coming-out" si j'ose dire. En 1992, c'est "Fontanelle" pour Babes In Toyland, en 1993 "Houdini" pour les Melvins dont j'ai déjà parlé (Atlantic), en 1994 même Kyuss signe chez Elektra pour Welcome to Sky Valley puis Truly en 1995 qui sort un excellent album, injustement oublié ("Fast Stories From Kid Coma") chez Capitol. Bref personne n'est épargné, et ces histoires ne se termineront pas toujours très bien pour les groupes en question (de nouveau l'exemple des Melvins). Pendant ce temps Sub Pop reste LE label grunge, à savoir celui qui découvre les meilleurs groupes avant de se les faire chiper par une major, éternelle répétition de l'histoire de Nirvana. Pour les amateurs de musique indie, souvent très snobs, cette période a dû être un sacré dilemme: peut-on vraiment aimer le même groupe que le reste de la Terre? Aujourd'hui encore ça reste problématique, mais on a trouvé la solution : on dit qu'on préfère largement "In Utero" à "Nevermind" :)

* D'autres groupes avaient certes déjà franchi le pas : Hüsker Dü avait signé chez Warner Bros en 1986 et Soundgarden chez A&M, une filiale d'Universal, en 1989
Par Simon - Publié dans : FYI - Communauté : Musiques
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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /Déc /2007 23:33
Que s'est-il passé ce 1er Janvier 1967 qui puisse expliquer ce qui est arrivé ensuite? Quelle comète a bien pût traverser le ciel, dont on devrait guetter le prochain passage? Car 1967 fut sans aucun doute l'année discographique la plus fantastique qui soit. En Janvier, ce sont les Doors qui ouvrent le bal avec leur premier album éponyme, signé sur Elektra grâce à Arthur Lee, chanteur dans Love. C'est aussi l'année du premier Velvet Underground sous sa célèbre pochette signée par Andy Warhol qui produit aussi le disque. Toujours dans la catégorie premier album, The Jimi Hendrix Experience sort "Are you experienced?". En rassemblant les versions US et UK de cet album, il y a de quoi sortir un double. Sans se contenter de sortir leurs premiers albums, chefs-d'oeuvre qui marqueront le rock à jamais, ces trois groupes en sortent un deuxième la même année! Il s'agit de "White Light/White Heat" pour le Velvet, "Strange Days" pour les Doors et enfin "Axis : Bold As Love" pour Hendrix. Pink Floyd se contente d'un seul album cette année, son premier et l'unique qui sera enregistré avec Syd Barret. Autant dire que les albums enregistrés après "The Piper At The Gates Of Dawn" ne sont pas l'oeuvre du même groupe, car à l'époque Syd est l'auteur  unique de cet album insondable. D'autres groupes sortent leur premier album cette année-là : on compte parmi eux Grateful Dead, Procol Harum, Traffic, Ten Years After, Canned Heat et même David Bowie.

Parmi les groupes qui ont déjà décollé, certains en profitent quand même pour sortir le chef-d'ouevre de leur discographie durant cette année : Jefferson Airplane sort son troisième album "After Bathing At Baxter's" qui s'avère bien plus ambitieux, anti-commercial et recherché que son prédecesseur "Surrealistic Pillow" sorti lui en Février de la même année, et qui contenait déjà les hits "Somebody To Love" et "White Rabbit". Love, le groupe d'Arthur Lee, sort aussi ses deuxième et troisième albums, "Da Capo" et surtout "Forever Changes", sans aucun doute le meilleur album du groupe. L'époque est symbolisé par le concert de Monterey qui voit défiler toutes les pointures, de Hendrix à Otis Redding.

Les très grands groupes de l'époque en profite aussi. Les Beatles lâchent la scène et enregistrent  "Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band" qui est encore considéré par beaucoup comme le plus grand album de tous les temps, bien que je ne partage pas du tout cet avis. Dylan sort "Subterranean Homesick Blues", qu'on a presque oublié au milieu de cette déferlante. Les Rolling Stones ratent le coche et prouvent par là même qu'ils n'ont rien d'un groupe psychédélique (ils sortent certes "Between The Buttons" avec le morceau à scandale "Let's Spend The Night Together", ainsi que la compil "Flower" sous son immonde pochette, pauvre imitation de l'art psychédélique). Les Beach Boys sortent "Smiley Smile" et semblent un peu hors de l'époque. Quant à Elvis, personne ne se souvient de son "How Great Thou Art". Pour ne rien faire comme tout le monde, Led Zeppelin attend 1968 pour sortir ses deux premiers albums, en se plaçant résolument dans les 70's.

Notons que malgré cette déferlante, les Monkees réussissent à sortir deux albums, et surtout à les placer tous les en-tête des charts US (plus une compil, elle aussi #1)! Là on peut se dire que le grand public devait être sourd.

Dix ans plus tard une autre vague de disques touchait nos oreilles (enfin pas les miennes certes) avec le punk. Depuis ça, plus grand chose, et puisque cette année 2007 est presque finie, on peut considérer que 40 ans plus tard, le miracle discographique ne s'est pas reproduit, et que cet anniversaire n'a servi qu'à nous vendre tout plein de CDs sur des présentoires commémoratifs.

NB : Cette année la musique prépare aussi son futur puisque naissent les grands héros des 90's, à savoir Cobain tout d'abord, mais aussi Layne Staley et Dave Navaro
Par Simon - Publié dans : FYI - Communauté : Musiques
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 22:34
Palm Desert et sa voisine Palm Springs, charmantes bourgades perdues au milieu du désert californien, comptant chacune un peu plus de 40,000 habitants. Cette région est un espace de calme et d'isolement très apprécié par les millionnaires en tous genres qui peuplent la californie. A seulement quelques heures de routes de L.A. ils y retrouvent une de leurs villas pour se reposer en pratiquant le tennis, l'équitation et même la natation, sans oublier le golf ; Palm Springs  compte en effet quelques uns des plus beaux parcours de la planète. La ville est aussi une très importante commauté homosexuelle, 35% des habitants étant gays ou lesbiennes, soit plus encore qu'à San Francisco. En dehors des riches vacanciers nommés plus hauts, les habitants sont surtout des employés au service des premiers et des retraités. Vu comme ça, le coin n'apparaît pas comme un berceau idéal pour jouer une musique bruyamment anti-commerciale.

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Pourtant la scène de Palm Desert rivalise en nombre de groupes avec certaines grandes villes, et du point de vue de la qualité, il n'y a à mon avis pas de meilleure scène au monde. Le moteur de cette scène est sans aucun doute la présence  des Generator Parties. Les groupes locaux avaient en effet l'habitude de poser leurs amplis dans le désert pour jouer devant une petite foule bourrée et gelée. En fait de concerts, il s'agit surtout de longues jams avec quelques groupes de L.A. sous la nuit étoilée du désert, les hurlements de quelques coyotes en fond sonore. Les amplis sont alimentés par des générateurs à essences (d'où le nom) qui tournent irrégulièrement et créent des baisses de volume intempestives! Palm Desert avait déjà une bonne scène punk avant ça (Gary Arce cite les noms de Dead Issue, Scabies Babies, Willful Failure, The Breed et Target 13) ; mais les Generator Parties forment la personnalité de la scène de Palm Desert telle qu'on s'en souvient. Le premier groupe marquant de ces Parties est Yawning Man, un des groupes les plus sous-estimés au monde : formé en 1986, il faudra attendre 2005 pour la sortie de deux albums! Bref les Generator Parties et autres concerts brassent pas mal de monde et voient défiler des groupes tels que Saint Vitus ou D.R.I. C'est même lors d'une de ces parties que jamment Scott Reeder et Scott "Wino" Weinrich qui formeront bientôt the Obsessed.

Un peu plus tard au début des 90's, le mélange des groupes planants comme Yawning Man et du métal/doom de Saint Vitus ou the Obsessed donnera naissance au genre Stoner, personnifié par le groupe Kyuss. Le célèbre guitariste Josh Homme est d'ailleurs natif de la ville. Cependant on aurait tort de cantonner la scène locale au genre Stoner. Des groupes comme Yellow # 5 ou Fatso Jetson, ou plus récemment Eagles Of Death Metal n'ont pas grand chose à voir avec le Rock Stoner. La richesse de la scène est d'ailleurs captée au mieux par les Desert Sessions. Au cours de ces sessions, Josh Homme et plusieurs invités écrivent et enregistrent en une semaine une dizaine de morceaux... La série compte déjà 10 volumes, et même si elle semble en stand-by on attend avec impatience les prochains. Notons que même si la plupart des musiciens invité sur ces sessions sont originaires de la scène locale ce n'est pas le cas de tout le monde (par exemple Twiggy Ramirez de L.A. ou John McBain de Monster Magnet originaire du New Jersey, et même dernièrement l'anglaise PJ Harvey).

Aujourd'hui cette scène continue à produire quelques bons groupes, et a connu le succès mainstream grâce à Queens Of The Stone Age, mais elle semble moins active que durant la fin des 80's et le début des 90's.

Groupes à écouter :
  • Yawning Man
  • Masters Of Reality
  • Kyuss (et tous les projets suivant de ses membres : Unida, Slo Burn, Hermano...)
  • Queens Of The Stone Age
  • Ween
  • Eagles Of Death Metal
  • Yellow # 5
  • Mondo generator
  • Fu Manchu
  • Earthlings?
  • Fatso Jetson
  • Saint Vitus/The Obsessed

Membres les plus importants
  • Mario Lalli
  • Dean Ween
  • Chris Goss (le producteur officiel de la scène!)
  • Josh Homme et tous les membres de Kyuss
Par Simon - Publié dans : FYI - Communauté : Musiques
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