Dimanche 3 février 2008
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"Amen, Brother", un funk instrumental, reprise d'un vieux classique gospel par "The Winstons". Paru en 1969 comme la face B du 45-tours "Color Me Father"", il est aujourd'hui le morceau de
batterie le plus célèbre du monde. Et pourtant vous ne l'avez peut-être jamais entendu. Il faut dire qu'on en a retenu moins de six secondes. A 1:26 le batteur Gregory Sylvester "G.C." Coleman
entame un break de 5,2 secondes, quatre mesures d'anthologie. Sa régularité de métronome et la production très compressée, (sans parler du groove irrésistible) lui vaudront d'être le passage le
plus... samplé de la musique moderne. On peut désormais entendre l'amen break dans un nombre incalculable de morceaux de hip-hop, de Drum 'n' Bass, ou même en fond sonore de pubs radio ou
télé!
Son apparition la plus célèbre est sans doute sur le morceau "Straight Outta Compton" de N.W.A. (le groupe qui comptait entre autres Dr. Dre, Eazy-E et Ice Cube). Paru en 1988 ce morceau utilise
la première mesure du break, dans une version "propre" et à la vitesse d'origine.
En 1990, Mantronix utilise lui aussi le break dans une version légèrement ralentie et salie. Elle est surtout "chopped" c'est à dire découpée informatiquement en morceaux, ce qui permet de
reprendre le beat à n'importe quel moment dans la mesure pour donner cet effet saccadé typique. Ce morceau justement intitulé "King Of The Beats" ouvre la porte à l'utilisation qui sera faîte de
l' "amen break" durant les années 90 dans l'electro. De fait c'est ce beat qui est quasiment à lui seul à l'origine de la Jungle et du Drum 'n' Bass.
Par Simon
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Publié dans : FYI
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